Vous le savez sans doute déjà, les écoliers n’ont plus classe le samedi matin. Etablissements et communes pourraient placer ces heures soit le matin avant la classe, soit à la pause de midi ou après 16h30, chacune de ces solutions ayant ses inconvénients. Aux élus qui ont fait part de problèmes d’organisation (transport scolaire notamment),
La réponse de M. Darcos ? "Débrouillez-vous !"
Si le nombre global d’heures de travail en primaire va baisser, ces heures seront concentrées sur quatre jours dans la plupart des écoles.
Les élèvesferont ainsi des journées plus longues que le reste des Européens (un rythme dénoncé par plusieurs experts de l’éducation).
Autre nouveauté, un système d’heures supplémentaires est prévu pour les élèves en difficultés.
Cette aide débutera en octobre, après observation des difficultés des élèves.
Entrent aussi en vigueur de nouveaux programmes qui mettent l’accent, selon le ministère, sur le français et les mathématiques. Les nouveaux programme laissent également une plus large place à l’instruction morale et civique.
Polémique sur les horaires et réactions
L’actuel ministre de l’Education, Xavier Darcos, a vanté un système éducatif "extrêmement performant, coûteux et généreux", lors d’une visite au collège-lycée Buffon à Paris (XVe arrondissement). "Tout se passe très bien, nous avons même un meilleur taux d’encadrement" (des élèves par les enseignants) "cette année" que l’an dernier, a déclaré à la presse le ministre.
Le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), Jean-Jacques Hazan, a critiqué mardi les réformes du ministre de l’Education, Xavier Darcos, estimant notamment qu’on "avait sacrifié l’encadrement des enfants". "Il y a 8.000 enfants de plus dans le primaire et 3.000 en moins dans le secondaire, pour maintenir le taux d’encadrement annoncé par le ministre Darcos, on aurait dû créer 400 postes dans le primaire et en supprimer 3.000 dans le secondaire", a dit le président de la première fédération de parents d’élèves. "Comme on a supprimé 11.200 postes, dont environ 10.000 postes d’enseignants, on est très loin du compte", a-t-il affirmé, alors qu’il accompagnait sa fille à l’école à Paris pour la rentrée scolaire.
Dans le champs politique, Jack Lang, ancien ministre socialiste de l’Education, a invité "le pays à se battre contre le plan Darcos" dans une déclaration mardi, jour de la rentrée scolaire. "Cette nouvelle année sera placée sous le signe de l’appauvrissement des horaires, des contenus, des programmes et des postes", écrit-il, appelant "à se battre pour arracher au gouvernement des mesures nouvelles, endiguer l’hémorragie budgétaire et sauver l’école de la République". Selon l’ancien ministre de l’Education, "il faudra en particulier exiger l’abrogation d’une des décisions les plus scandaleuses du plan Darcos : la destruction de toute instruction concrète pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture".